


Présentation
Final Fantasy V sort au Japon le 6 décembre 1992 sur Super Famicom. C’est le seul épisode de l’ère Super Nintendo à ne pas quitter le Japon à l’époque, alors que Final Fantasy IV et VI paraissent en Amérique du Nord sous les titres Final Fantasy II et III : le traducteur Ted Woolsey en avait presque achevé la version anglaise, mais Square renonce, jugeant le public américain pas encore prêt pour un second grand jeu de rôle après Final Fantasy II. C’est aussi le premier épisode dont les textes emploient des kanji.
Hironobu Sakaguchi le réalise et en dirige la conception d’ensemble, Yoshitaka Amano dessine les personnages et Nobuo Uematsu compose la musique. Yoshinori Kitase, chargé des scènes de terrain, y travaille pour la première fois avec Sakaguchi. Tetsuya Nomura, qui fait ses débuts marquants sur la série aux graphismes des combats, y griffonne des idées de classes restées dans ses carnets — un ninja accompagné d’un chien, un joueur armé de dés et de cartes — qui deviendront Shadow et Setzer dans Final Fantasy VI.
Ce que cet épisode change
Le cœur du jeu est le système de classes. Chaque personnage passe librement d’une classe à l’autre, sans pénalité, parmi vingt-deux (vingt-six dans la version GBA et les versions mobile/PC de 2013). À la fin des combats, la classe gagne des points de compétence (PC) et apprend des capacités : des commandes (« Voler », « Magie blanche »…) et des compétences de soutien qui agissent d’elles-mêmes. Une capacité apprise se garde en changeant de classe : chaque classe réserve un emplacement à une capacité venue d’ailleurs, le Freelance en offre deux et le Mime trois. Maîtriser une classe transmet en outre ses meilleures caractéristiques au Freelance et au Mime. Tout l’art du jeu tient dans ces combinaisons.
Les combats reposent sur l’Active Time Battle, où chacun agit quand sa jauge est pleine. L’épisode invente le Mage bleu, qui apprend les techniques des monstres en les subissant — l’idée d’un concepteur qui avait créé les données des monstres de Final Fantasy IV — et le premier personnage récurrent de la série, Gilgamesh. Avec une cartouche de 16 mégabits, deux fois plus de mémoire que l’épisode précédent, l’équipe triple le nombre de sorts, quadruple celui des scènes et donne bien plus d’expression aux sprites.
Trois mondes
L’aventure commence dans le monde de Bartz, où trois royaumes, Tycoon, Wolse et Karnak, protègent chacun un cristal élémentaire dont ils tirent leur prospérité ; le quatrième repose chez une civilisation disparue. Elle passe ensuite par le monde de Galuf et le monde fusionné. L’onglet Carte présente les trois.
Le début de l’histoire
Le vent cesse de souffler. Le roi de Tycoon s’envole vers le Temple du vent, où repose le cristal du vent, et ne revient pas ; sa fille Lenna part à sa recherche. Au même moment, une météorite s’écrase près du château. Bartz, voyageur toujours en route avec son chocobo Boko, arrive sur place, arrache Lenna à des gobelins et trouve Galuf, un vieil homme privé de mémoire : il n’a gardé que son nom et l’idée qu’il doit rejoindre le Temple du vent. Pour traverser une mer sans vent, le trio tente de s’emparer d’un navire qui avance tout seul — celui de Faris et de ses pirates.
Ce que ce dossier couvre
Le bestiaire relève 325 fiches, avec le numéro de chaque créature dans les bestiaires GBA et Pixel Remaster. La bande-son liste les 67 pistes de l’album d’origine, et l’onglet des succès reprend les 39 succès du Pixel Remaster. Les lieux suivent l’ordre de l’aventure, monde par monde.
Sur la nomenclature. Les noms français suivent la traduction officielle du Pixel Remaster quand elle est attestée, sinon celle de la version GBA, la première à proposer le français ; quand aucune forme française n’est attestée, le nom d’origine est conservé plutôt qu’inventé, et la fiche le signale.
Où y jouer aujourd’hui
PlayStation : le 19 mars 1998 au Japon, puis dans la compilation Final Fantasy Anthology, en Amérique du Nord le 5 octobre 1999 (avec VI) et en Europe le 27 février 2002 (avec IV) ; cette version ajoute deux cinématiques et une première traduction anglaise complète. Game Boy Advance : Final Fantasy V Advance, le 12 octobre 2006 au Japon, le 6 novembre 2006 en Amérique du Nord et le 16 mars 2007 en Europe, avec une nouvelle traduction, quatre classes supplémentaires, un bestiaire, un lecteur de musique et un donjon inédit ; l’édition européenne propose cinq langues, dont le français. iOS (28 mars 2013), Android (septembre 2013) puis PC via Steam (24 septembre 2015) reprennent le contenu GBA avec des graphismes redessinés, avant d’être retirés de la vente le 28 juillet 2021. Le Pixel Remaster sort le 10 novembre 2021 sur PC et mobiles, puis le 19 avril 2023 sur PS4 et Switch, avec un script tiré de la version GBA ; il n’en reprend ni les quatre classes ni le donjon supplémentaire. Ce dossier précise la version dès que les chiffres diffèrent.
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