


Présentation
Final Fantasy Tactics Advance sort au Japon le 14 février 2003 sur Game Boy Advance, en septembre 2003 en Amérique du Nord, puis le 24 octobre 2003 en Europe, où Nintendo l’édite dans une version en cinq langues, dont le français. Ce n’est ni un remake ni une suite directe de Final Fantasy Tactics : il en reprend le principe — des combats tactiques au tour par tour, sur des terrains en damier vus de biais — et le nom du monde, Ivalice, mais raconte une tout autre histoire. Une suite, Final Fantasy Tactics A2, paraîtra plus tard sur Nintendo DS.
Le jeu est confié à une équipe venue de Quest, le studio de la série Tactics Ogre, et le travail commence en février 2002. Pensé d’abord comme une adaptation de Final Fantasy Tactics, il devient un jeu à part entière, avec son propre scénario et des aménagements taillés pour une console portable, comme la sauvegarde rapide. Yasumi Matsuno le produit, Yuichi Murasawa le réalise et Kyoko Kitahara en écrit le scénario ; Ryōma Itō dessine les personnages, Hideo Minaba dirige le design, et Akihiko Yoshida signe l’illustration du Juge. Hitoshi Sakimoto compose la musique, avec l’aide de Kaori Ohkoshi et d’Ayako Saso ; le thème principal est de Nobuo Uematsu.
Un clan, des missions, des lois
March rejoint un clan et enchaîne les missions, qu’on accepte au bar de chaque ville contre une commission. Le mode d’emploi en distingue quatre sortes : les missions standard, où l’on se rend sur place pour gagner un combat ; les missions sans combat, confiées à un seul membre du clan qui s’absente quelque temps ; les missions de rencontre, contre un clan rival qui se promène sur la carte ; et les missions de libération, qui délivrent une région. L’histoire n’en compte que vingt-quatre ; les autres, par centaines, sont facultatives.
Chaque combat se déroule sous le regard d’un Juge, qui fait respecter les lois du jour : telle arme, tel élément, tel genre d’action peuvent être interdits. Enfreindre une loi vaut une Carte jaune ; récidiver, ou mettre un adversaire K.O. par un moyen interdit, une Carte rouge et un séjour en prison. Les actions recommandées rapportent des Juge Points, qui permettent de déclencher des combos avec les alliés voisins ou d’appeler une Divinité. Plus tard, les Cartes lois et les Cartes AntiLois servent à ajouter ou à annuler des lois. Seules trois zones, les Jagds, échappent aux Juges : on n’y risque aucun carton, mais une unité restée K.O. à la fin du combat y meurt pour de bon.
Cinq races et leurs jobs
Ivalice est peuplé de cinq races — Humains, Viéras, Mogs, Nu Mous et Vangaas — qui ont chacune leurs jobs, leur Divinité et une ville où l’on trouve leur équipement à meilleur prix. Chaque unité a un job principal, qui règle sa croissance et ce qu’elle peut porter, et peut emprunter les capacités d’un second job. Les capacités viennent des armes et des pièces d’équipement : on s’en sert tant qu’on porte l’objet, et les AP gagnés en combat finissent par les rendre définitives, ce qui ouvre l’accès à d’autres jobs. L’onglet Jobs détaille les trente-quatre jobs du jeu.
Une carte à construire
Au départ, la carte du monde ne montre que quelques lieux et des emplacements vides reliés par des routes. Certaines missions rapportent un symbole — une ville, une forêt, un désert… — que l’on pose soi-même sur l’emplacement de son choix, et la disposition des lieux décide des trésors que révèle la chasse au trésor. Chaque étape de route fait passer un jour du calendrier d’Ivalice, dont les cinq mois portent le nom des races. L’onglet Carte explique ce système.
Le début de l’histoire
March vient de s’installer à St Ivalice, une petite ville enneigée, avec sa mère et son petit frère Doned, malade et en fauteuil roulant. À l’école, il se lie avec Mewt, un garçon timide qui a perdu sa mère, et Ritz, une fille au caractère entier. Un soir, chez March, Mewt ouvre un vieux livre acheté chez un bouquiniste et en lit une phrase à voix haute, pendant que les enfants rêvent tout haut d’un monde pareil à celui de leur jeu préféré, Final Fantasy. Dans la nuit, la ville se change en Ivalice, un royaume de clans, de monstres et de Juges. March se réveille seul dans les rues de Cyril, se met à dos un Vangaa et ne doit son salut qu’à un jeune Mog, Montblanc, qui l’accueille dans son clan. Il n’a plus qu’une idée : retrouver ses amis et rentrer chez lui.
Ce que ce dossier couvre
Les lieux suivent l’ordre où ils apparaissent le plus souvent dans l’aventure, de St Ivalice à Ambervale : 33 fiches, dont la ville réelle, le royaume lui-même et la légendaire Kiltia. L’onglet des personnages en présente 25, et le bestiaire décrit 28 espèces de monstres et 15 adversaires majeurs — Divinités, reine, Juges —, sans chiffres fixes, puisque les ennemis suivent le niveau du clan. La carte ne situe que les quatre lieux dont la place ne change jamais ; les autres dépendent de chaque partie.
Sur la nomenclature. Les noms suivent le mode d’emploi officiel quand il les donne, sinon la traduction française relevée par les sites de joueurs de la version française ; quand aucune forme française n’est attestée, le nom d’origine est conservé et signalé.
Bandes-annonces. Aucune bande-annonce du jeu n’a été trouvée sur une chaîne officielle de Nintendo ou de Square Enix : ce dossier n’en propose donc pas.
Versions et où y jouer
Game Boy Advance : Japon, 14 février 2003 ; Amérique du Nord, septembre 2003 ; Europe, 24 octobre 2003, avec un texte au choix en anglais, allemand, français, espagnol ou italien — c’est la version que suit ce dossier. Au Japon, le jeu a aussi connu un coffret « Deluxe Pack » et une réédition dans la gamme Ultimate Hits. La version japonaise diffère sur quelques points : on n’y vole ni bottes ni gants, mais on peut y voler les capacités de Mage bleu ; les lois n’y sont que des interdictions ; Cid n’y est pas jouable, les missions qui permettent de le recruter ayant été ajoutées aux versions occidentales. Avec le câble Game Link, deux joueurs peuvent s’échanger objets et membres du clan, s’affronter ou coopérer, et accéder à des missions et des objets supplémentaires.
Wii U, Console virtuelle : le 28 janvier 2016 en Europe comme en Amérique du Nord. L’édition européenne reprend les cinq langues de la cartouche, français compris, mais les fonctions de communication de l’original ont disparu : tout ce qui passe par le câble Link — échanges, combats à deux, objets et missions liés — y est inaccessible.
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