Tactics · 1997 · Tactical RPG

Final Fantasy Tactics : The Ivalice Chronicles

« Deux amis d’enfance, une guerre de succession, et l’histoire que les chroniques officielles ont effacée »

Réalisation : Yasumi Matsuno OST : Hitoshi Sakimoto, Masaharu Iwata Plateformes : PlayStation, PSP, iOS, Android, PS4, PS5, Switch, Switch 2, Xbox Series, PC Aussi écrit : FFTactics

Ivalice sort d’une longue guerre perdue, la couronne vacille et deux ducs se disputent la régence : c’est la Guerre des Lions. Ramza Béoulve, cadet d’une grande maison de chevaliers, et Delita Heiral, son ami d’enfance né roturier, y entrent ensemble avant que leurs chemins ne se séparent. Plus de vingt classes à combiner, des combats au tour par tour sur des cartes en relief, et, avec The Ivalice Chronicles en 2025, la toute première version française du jeu.

Ramza et Delita dos à dos sur fond de papier gris, visuel clé de The Ivalice Chronicles
Visuel clé de The Ivalice Chronicles, par Akihiko Yoshida
Une troupe en armes avance entre des remparts en ruine, dans des tons bleus
Illustration promotionnelle d’Akihiko Yoshida pour The Ivalice Chronicles
Une charge de cavaliers montés sur des chocobos sous un ciel embrasé, lances dressées
La Guerre des Lions, illustration de la Chronique de The Ivalice Chronicles

Présentation

Final Fantasy Tactics est le premier jeu de rôle tactique de la série. Square le publie sur PlayStation au Japon le 20 juin 1997, puis en Amérique du Nord le 28 janvier 1998 ; l’Europe ne le reçoit pas. Yasumi Matsuno le dirige et en écrit l’histoire, Hironobu Sakaguchi le produit, Akihiko Yoshida dessine les personnages, et la musique est signée Hitoshi Sakimoto et Masaharu Iwata. C’est aussi le premier jeu situé en Ivalice, le monde que reprendront Final Fantasy XII, Final Fantasy Tactics Advance et Final Fantasy Tactics A2.

Ce dossier suit Final Fantasy Tactics: The Ivalice Chronicles, sorti le 30 septembre 2025, dans sa version optimale : c’est la seule édition du jeu traduite en français, et la plus récente.

Trois générations de versions

PlayStation (1997-1998). Le jeu d’origine, en japonais puis en anglais. Il n’a jamais été commercialisé en Europe.

The War of the Lions (PSP, 2007). Japon le 10 mai 2007, Europe le 5 octobre (le 4 selon Finaland), Amérique du Nord le 9 octobre (le 10 selon Finaland). Square Enix en refait entièrement la traduction anglaise ; l’Europe le reçoit en anglais, sans version française. Cette édition ajoute des cinématiques dessinées, deux recrues venues d’autres jeux d’Ivalice — Balthier (Final Fantasy XII) et Luso (Final Fantasy Tactics A2) —, deux classes, Dark Knight et Onion Knight, des combats et des scènes inédits, ainsi que deux modes à plusieurs, Melee et Rendezvous. Elle est ensuite adaptée sur iPhone (4 août 2011) et iPad (23 février 2012), en anglais seulement, puis sur Android : en 2015 hors du Japon, et au Japon dès 2013 selon le wiki anglais (en 2015 selon Finaland).

The Ivalice Chronicles (2025). Sur PS5, PS4, Nintendo Switch 2, Nintendo Switch, Xbox Series X|S et PC (Steam). Le jeu propose deux versions indépendantes, choisies au lancement :

  • la version optimale : décors redessinés, interface revue, doublage intégral en anglais et en japonais (pas de voix françaises, mais tout le texte en français), conversations ajoutées et script relu par Matsuno, accélération des combats, sauvegarde automatique, possibilité de fuir les combats aléatoires, et une rubrique, la Chronographie, qui retrace les événements et les relations entre les personnages. Trois modes de difficulté, que l’on peut changer en cours de partie sans effet sur l’histoire : « mode histoire », « mode standard » et « mode tactique » (noms du site officiel) ;
  • la version classique : le jeu de 1997 presque à l’identique, lui aussi traduit en français, mais qui ne débloque aucun succès.

Le jeu a reçu plusieurs mises à jour ; celle de juin 2026, en version 1.5.0, ajoute une Nouvelle partie + (on recommence l’histoire en gardant niveaux et objets) et une fenêtre des affinités entre signes du zodiaque. L’édition Deluxe offre quelques objets (Lame, Béret et Manteau de l’académie, Anneau des vocations, dix queues de phénix) et deux couleurs de tenue pour Ramza.

Ce que The Ivalice Chronicles n’a pas

L’équipe a choisi de repartir de la version PlayStation, et non de la version PSP : Balthier, Luso, les classes Dark Knight et Onion Knight, les modes Melee et Rendezvous ainsi que les combats et les scènes propres à la PSP en sont absents. Seules les cinématiques dessinées de la PSP sont conservées, regroupées dans une galerie et réenregistrées avec les nouvelles voix. Ces contenus n’ayant jamais été traduits, ils gardent leur nom anglais ; ce dossier ne leur consacre aucune fiche.

L’équipe

En 1995, Matsuno, le directeur artistique Hiroshi Minagawa et Akihiko Yoshida arrivent chez Square après avoir créé Tactics Ogre chez Quest. Matsuno se concentre sur le scénario et le système de classes ; Hiroyuki Ito, vétéran de la série, conçoit le système de combat. Pour The Ivalice Chronicles, Square Enix réunit une partie de l’équipe d’origine : Kazutoyo Maehiro, qui avait mis en scène les événements du jeu de 1997, le dirige avec la codirectrice Ayako Yokoyama ; Shoichi Matsuzawa le produit ; Minagawa reste directeur artistique, Matsuno revoit son script et Yoshida signe de nouvelles illustrations.

Le principe du jeu

Les combats se jouent au tour par tour sur des terrains en 3D isométrique, où la hauteur et l’orientation comptent : frapper un ennemi de dos réussit plus souvent que de face. L’ordre d’action dépend de la Vitesse de chaque unité, et les sorts ont un temps de charge (TC) avant de partir. Chaque unité porte une classe et achète ses compétences avec des points de classe (PC) gagnés au combat ; elle peut emporter les commandes et capacités d’une autre classe qu’elle a déjà apprise. Tous les personnages ont un signe du zodiaque, qui joue sur l’efficacité des actions entre deux unités. Une unité mise KO a trois tours pour être relevée ; passé ce délai, elle se change en cristal ou en coffre et quitte définitivement l’équipe — et si c’est Ramza, la partie est perdue.

Entre deux combats, la carte du monde relie villes et champs de bataille. Les villes abritent une échoppe, une taverne et une guilde des aventuriers ; à la taverne, on confie des missions de plusieurs jours aux seules unités génériques. La Chronique rassemble l’encyclopédie du jeu.

Le début de l’histoire

Ivalice, dont les armes portent un lion à deux têtes, vient de perdre face à Oldaria la longue Guerre de Cinquante Ans. Un an plus tard, le roi meurt de maladie ; son fils Orinus n’a que deux ans, et celui qui deviendra son tuteur gouvernera le royaume. Deux héros de la guerre se disputent cette place : le duc Larg, le Lion blanc, et le duc Goltanna, le Lion noir. Leur rivalité va déclencher la Guerre des Lions.

Des siècles plus tard, l’historien Arazlam J. D. étudie des écrits qui contredisent la version officielle : le grand héros de cette guerre ne serait pas Delita Heiral, que l’Histoire a retenu, mais un jeune noble oublié, Ramza Béoulve. Le récit s’ouvre au Monastère d’Orbonne : Ramza, devenu mercenaire sous les ordres de Guff Gaffgarion, y escorte la princesse Ovélia aux côtés du chevalier Agrias Oaks. Le chapitre I remonte ensuite d’une année, au temps où Ramza et son ami d’enfance Delita, fils de fermiers recueilli par la famille Béoulve, étaient encore élèves de l’Académie royale garilandaise des officiers, alors que la Brigade des cadavres, des soldats démobilisés jamais payés, se soulevait contre la noblesse.

Ce que couvrent ces onglets

Les personnages : 55 fiches, des héros aux figures de l’Église de Grebados (les Rukavi et les monstres sont au bestiaire). Les lieux : 46 fiches, les 42 lieux de la carte du monde et quatre sites qui n’y figurent pas (la bibliothèque souterraine d’Orbonne, la Nécropole de Mullonde et deux de ses sites), avec leurs combats, leurs monstres et les missions de leur taverne. La carte place 42 lieux sur la carte d’Ivalice de The Ivalice Chronicles. S’y ajoutent les 50 succès du jeu, les 71 pistes de la bande originale de 1997 et les bandes-annonces officielles.

Sur les noms. Les noms suivent le texte français du jeu, tel qu’il a pu être relevé (site officiel, succès, captures et vidéos de la version française) ; il diffère souvent de l’anglais (Algus pour Argath, Zalbagg pour Zalbaag, Apothicaire pour Chemist), la traduction française suivant fréquemment les noms japonais. Quand aucune forme française n’est attestée, le nom d’origine est conservé et signalé.

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