

Présentation
Sorti en janvier 1997 au Japon, septembre la même année en Europe, Final Fantasy VII a fait basculer le jeu de rôle japonais vers une nouvelle ère. Premier épisode entièrement en 3D, premier épisode sur PlayStation, première super-production en France à coup de spots TV — la Shinra avait colonisé l'imaginaire collectif avant même que les joueurs aient lancé le disque 1. Le jeu a vendu plus de 13 millions d'exemplaires sur la console d'origine, et reste à ce jour le titre le plus emblématique de Square.
Le jeu est réalisé par Yoshinori Kitase, déjà aux commandes de Final Fantasy VI, sous la production du créateur de la série Hironobu Sakaguchi, qui recule alors au rang de producteur pour laisser la main créative à la génération suivante. Le design des personnages est signé Tetsuya Nomura, le scénario coécrit par Kitase et Kazushige Nojima, et la musique composée par Nobuo Uematsu — dont le thème d'Aerith reste l'un des morceaux les plus repris de toute la série.
L'histoire commence comme un thriller urbain. Sur la planète Gaïa, l'énergie vitale de la planète (la Mako) est aspirée à grande vitesse par les huit réacteurs de Midgar, mégapole-pizza propriété de la Shinra Inc.. Cloud Strife, ancien membre du SOLDAT mercenaire, accepte un dernier contrat pour le groupe écoterroriste AVALANCHE et son chef Barret Wallace. Mais une figure revenue d'entre les morts — l'ange déchu Sephiroth — change la nature de la mission. Le récit décolle de la révolte sociale pour basculer dans la cosmogonie, l'écologie planétaire et la quête d'identité.
Le jeu se déploie sur trois disques. Le premier est presque entièrement consacré à Midgar et à son ascension. Le second ouvre la mappemonde et déploie les twists les plus mémorables (la mort d'Aerith, l'attaque des Armes, la traversée du Cratère du Nord). Le troisième concentre les contenus optionnels les plus durs : Armes secrètes (Émeraude, Rubis), Matérias K.O., Limites ultimes, élevage de chocobos d'or, défis du Gold Saucer.
Le système de combat repose sur l'ATB classique et sur les Matérias, des sphères magiques à enchâsser dans ses armes et armures. Chaque emplacement disponible — simple ou couplé — ouvre un éventail combinatoire prodigieux : associer Tout à Soin change la donne ; associer Compteur d'attaque à Coupe Quadruple + Imitation tue les Armes secrètes en boucle. Au-delà des Matérias, chaque personnage a sa propre Limite, jauge qui se charge sous les coups et libère l'attaque la plus spectaculaire de l'arsenal.
Une version International, sortie au Japon seulement le 2 octobre 1997, ajoute du contenu qui deviendra ensuite la norme mondiale. Le jeu rejoint le PC dès juin 1998, puis connaît une seconde vie numérique : réédition Steam en 2012 avec sauvegardes en ligne, mise à jour 2013 ajoutant vitesse ×3 et une assistance de combat, portage PlayStation 4 en décembre 2015, puis Nintendo Switch et Xbox One en mars 2019. C'est cette dernière édition, qui réunit l'ensemble de ces conforts modernes, que ce dossier prend pour cible.

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