


Présentation
Final Fantasy IV sort au Japon le 19 juillet 1991 sur Super Famicom, premier épisode de la série sur cette console. En Amérique du Nord, il paraît le 23 novembre de la même année sous le titre Final Fantasy II, puisque les deuxième et troisième épisodes n’y étaient pas sortis ; la version est simplifiée, pour être présentée comme la suite du premier Final Fantasy.
Hironobu Sakaguchi le réalise, Yoshitaka Amano dessine les personnages, Nobuo Uematsu compose la musique, et Takashi Tokita, concepteur principal, écrit le scénario.
Ce que cet épisode change
L’idée de départ, selon Takashi Tokita : réunir le meilleur des trois premiers épisodes, la part de récit de Final Fantasy II et les changements de classe du premier et du troisième. Le résultat est un jeu porté par son histoire, avec douze personnages jouables qui rejoignent et quittent l’équipe au gré du scénario ; Cécil, chevalier noir et capitaine des Ailes Rouges de Baron, est le seul à rester du début à la fin. L’équipe compte jusqu’à cinq membres, un cas unique dans la série principale.
Le deuxième changement est mécanique : l’Active Time Battle. Chaque combattant remplit une jauge et agit dès qu’elle est pleine ; le système, créé par Hiroyuki Itō, reviendra dans les cinq épisodes suivants. Dans ce premier jet, le temps d’incantation dépend encore de la puissance du sort.
Deux mondes, et une lune
Le jeu commence à la surface, autour du royaume de Baron. Il descend ensuite dans le Monde souterrain, peuplé de nains, où la lave remplace la mer, puis monte jusqu’à la Lune rouge, la plus petite des deux lunes de la planète, où dort le peuple des Lunariens.
Ce que ce dossier couvre
La soluce suit les vingt-cinq chapitres de la progression principale et six chapitres de contenu facultatif : le Royaume des Éons, les éons Odin, Bahamut et Sylphide, la Grotte d’adamantine et la Forge de Kokkol, les coffres piégés et les armes ultimes du Souterrain lunaire, le Refuge des Hummingway et Namingway, et les Ruines lunaires des versions GBA et PSP. Le bestiaire relève 276 fiches, avec les chiffres des versions 2D et, dans le texte, ceux de la version 3D. La bande-son liste les 44 pistes de l’album d’origine.
Sur la nomenclature. Les noms français viennent du bestiaire de la version DS et des sources francophones du jeu ; quand aucune forme française n’est attestée, le nom d’origine est conservé plutôt qu’inventé. Les rares fiches sans illustration le disent en clair, avec la raison.
Où y jouer aujourd’hui
Le jeu existe en deux grandes familles. La lignée 2D reprend les graphismes et le moteur d’origine : PlayStation (1997 au Japon, 2001 en Amérique du Nord dans Final Fantasy Chronicles), WonderSwan Color (2002), Game Boy Advance (2005, avec échange des membres d’équipe et deux donjons inédits), PSP (2011, The Complete Collection) et Pixel Remaster (2021 sur PC et mobiles, 2023 sur PS4 et Switch). Le remake 3D, sorti sur Nintendo DS en 2007 au Japon, ajoute voix, scènes inédites et système de compétences bonus (les Augments de la version anglaise), avec une difficulté nettement relevée ; il a été porté sur iOS, Android et PC. Ce dossier donne les chiffres de la lignée 2D et signale ceux de la version 3D quand ils diffèrent.
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