Présentation
Final Fantasy IV sort au Japon le 19 juillet 1991, sur Super Famicom. C'est le premier épisode de la série écrit pour la machine, et le deuxième à traverser le Pacifique : il paraît en Amérique du Nord dès novembre de la même année, sous le titre Final Fantasy II, parce que les deuxième et troisième épisodes n'y étaient jamais parus. Une confusion de numérotation qui a tenu quinze ans.
Hironobu Sakaguchi le réalise, Yoshitaka Amano dessine les personnages, Nobuo Uematsu compose. C'est la même équipe que les trois premiers, mais ce n'est plus le même jeu.
Ce que cet épisode change
Les trois premiers Final Fantasy vous laissaient composer votre équipe : quatre silhouettes, une classe chacune, aucun nom, aucune réplique. Final Fantasy IV retire ce choix et le remplace par un casting. Cécil est un chevalier noir qui commande les Ailes Rouges de Baron ; il vient de piller Mysidia sur ordre de son roi, il ose le dire tout haut, et il perd son titre le jour même. Les personnages entrent et sortent de l'équipe au fil du récit, sans qu'on décide : douze combattants se succèdent, certains pour trois chapitres, d'autres pour une seule scène.
Le deuxième changement est mécanique, et il va marquer la série pour vingt ans : l'Active Time Battle. Le combat reste au tour par tour, mais chaque combattant remplit une jauge et agit dès qu'elle est pleine. Le temps s'écoule pendant qu'on hésite dans le menu. Ce système, imaginé par Hiroyuki Itō, sera repris jusqu'à Final Fantasy IX.
Deux mondes, et une lune
Le jeu commence en surface, autour du royaume de Baron. Il bascule ensuite dans un Monde souterrain peuplé de nains, où la lave remplace la mer, puis monte jusqu'à la Lune — non pas celle qu'on voit depuis la surface, mais une seconde, arrivée avec un peuple endormi. Trois décors, trois bandes-son, trois véhicules successifs.
Ce que ce dossier couvre
La soluce suit les vingt-cinq chapitres de la progression principale et six chapitres de contenu facultatif : le Royaume des Éons, les trois éons cachés, la Grotte d'adamantine, les coffres piégés du Souterrain lunaire, le Refuge des Hummingway et les Ruines lunaires des versions portables. Le bestiaire relève 276 créatures avec leurs statistiques, leurs faiblesses et leurs zones de rencontre. La bande-son liste les 44 pistes de l'album d'origine.
Sur la nomenclature. Les noms français employés ici viennent du bestiaire de la version Nintendo DS, recoupé avec le wiki francophone : 198 créatures sur 276 y sont attestées. Pour les autres, le nom d'origine est conservé plutôt qu'inventé. Les rares fiches sans illustration le disent en clair, avec la raison.
Où y jouer aujourd'hui
Six rééditions existent, et elles ne racontent pas tout à fait la même chose. La PlayStation (1997, dans Final Fantasy Chronicles) et la Game Boy Advance (2005) restent fidèles à la version d'origine, la seconde ajoutant un donjon de fin. La Nintendo DS (2007) refait tout en trois dimensions, réécrit les dialogues et rééquilibre les combats de fond en comble. Le Pixel Remaster (2021) revient au dessin d'origine avec une bande-son réorchestrée. Ce dossier donne les chiffres de la lignée d'origine, et signale les écarts quand ils sont notables.
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