FF VIISoluce · chapitre 42 / 42
- 101 — A l'assaut du réacteur n°1
- 202 — Les taudis du Secteur 7
- 303 — A l'assaut du réacteur n°5
- 404 — Les taudis du Secteur N°5
- 505 — Wall Market
- 606 — Cimetière des trains
- 707 — L'ascension du pilier
- 808 — A l'assaut du QG Shinra
- 909 — La fuite du QG Shinra
- 1010 — Kalm
- 1111 — La traversée du marais
- 1212 — La mine de Mythril
- 1313 — Junon
- 1414 — La traversée de l'océan
- 1515 — Costa del Sol
- 1616 — Le Mont Corel
- 1717 — Prison de Corel
- 1818 — Gongaga
- 1919 — Cosmo Canyon
- 2020 — Nibelheim
- 2121 — Le Mont Nibel
- 2222 — Le Village de la Fusée
- 2323 — A la découverte du monde
- 2424 — La Clé de Pierre
- 2525 — Le Temple des Anciens
- 2626 — La Cité Oubliée
- 2727 — La Vallée de Corel
- 2828 — Le Village Glaçon
- 2929 — Le Grand Glacier
- 3030 — La Falaise de Gaëa
- 3131 — Le Labyrinthe Tornade
- 3232 — La fuite de Junon
- 3333 — Mideel
- 3434 — Le train à charbon
- 3535 — Souvenirs retrouvés
- 3636 — Le réacteur sous-marin
- 3737 — L'Odysée de l'Espace
- 3838 — Une planète en danger
- 3939 — A l'assaut du Sister Ray
- 4040 — Le cratère Nord
- 4141 — La fin du monde
- 4242 — Épilogue : Holy, Météore et 500 ans plus tard

Sephiroth abattu, le Cratère du Nord ne tient pas davantage que son occupant : la roche se désagrège sous le groupe, la Rivière de la Vie se réveille en rumeur verte sous la croûte, et la dernière demi-heure du jeu bascule dans une cinématique presque ininterrompue. C'est le bras le plus long du dénouement de la série jusqu'alors — Square décide de raconter, plan par plan, comment une planète choisit de se sauver elle-même.


Cloud, blessé, n'a qu'une main pour s'agripper à la paroi qui s'effondre, l'autre soutenant Tifa. Le Highwind sortie d'on ne sait où — Cid à la barre, Vincent et Yuffie à l'arrière — se faufile entre les éclats, récupère l'équipe au vol, puis bondit hors du Cratère avant que celui-ci ne se referme sur lui-même. Pas de dialogue, pas de musique triomphante : juste une fuite, presque silencieuse, comme si le jeu retenait son souffle avant l'impact à venir.
Au-dessus de Midgar, le Météore est désormais à portée de main, masse rouge écrasante dans le ciel saturé. Marlène ouvre la fenêtre chez Elmyra, hagarde, et regarde tomber la fin du monde. Reeve, dans ce qui reste du QG Shinra, ordonne l'évacuation des civils dans les égouts ; le geste est dérisoire et il le sait. Aerith, déjà absente, laisse parler la prière qu'elle avait scellée dans la Cité Oubliée : Holy émerge enfin du sol, halo blanc qui se dresse face à l'astre. Le choc des deux énergies suspend l'image, et l'on comprend que Holy seul ne suffira pas.


C'est alors qu'un mince fil vert se détache du sol, puis un autre, puis des milliers : la Rivière de la Vie prend la décision pour ses habitants et monte affronter le Météore en personne. Holy et la Rivière s'enroulent ensemble autour de la masse rouge, l'étouffent, la fissurent, la dispersent en éclats qui retombent sans atteindre la surface. Midgar paie le prix : la vague d'énergie balaye les plaques supérieures, brise les tours d'Energie Mako, et laisse la cité industrielle réduite à ses os de béton — la disparition que la planète attendait depuis le réacteur n°1.
Le générique se déploie sur des plans d'aéronef, sur des silhouettes qui se cherchent dans la lumière retrouvée, et sur le motif d'Aerith's Theme repris en piano. Cloud regarde Aerith une dernière fois dans une vision diffuse — la planète a accepté son offrande, mais pas son retour. Le jeu refuse les retrouvailles miraculeuses : il reste les survivants, leurs deuils, et la responsabilité d'occuper un monde dont on a coupé les machines.
Si tu laisses tourner la console après la dernière ligne du générique, le jeu offre une scène que les joueurs PAL d'origine ont longtemps ignorée. Cinq cents ans plus tard, la caméra glisse au sol entre des fougères : Red XIII, accompagné de deux petits, court vers le sommet d'une falaise. En contre-bas, la végétation a recouvert ce qui fut Midgar, dont seules quelques tours fantomatiques émergent encore. La symbolique est limpide : la planète a survécu, l'espèce de Nanaki aussi — preuve que le sacrifice de la Rivière de la Vie n'a pas seulement été défensif. La caméra remonte, le ciel s'ouvre, fin.
Square tient toute la cinématique sur trois teintes : le rouge de Météore, le blanc-or de Holy, et le vert de la Rivière. Quand les trois se rencontrent, l'écran sature un instant en jaune-blanc — sceau visuel d'un univers qui n'oppose plus magie et nature, mais les fait travailler ensemble pour la première fois.






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0 commentaire · Final Fantasy VII — 42 — Épilogue : Holy, Météore et 500 ans plus tard
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