Secrets, easter eggs & contenu caché
Spoilers évidents — ce qui suit révèle des objets, ennemis ou évènements optionnels.
Sommaire (20 secrets)
Dans le cimetière d’Elfheim, une pierre tombale porte l’inscription « Here lies Link » : un clin d’œil au héros de The Legend of Zelda, dont les elfes du village, en tunique et bonnet verts, rappellent l’allure. C’est le texte de la version Famicom, puis de la WonderSwan Color, de la GBA, de la PSP, d’iOS et du Pixel Remaster ; la version PS écrit « May Link rest in peace ». Seule la version NES américaine de 1990 l’a remplacé par « Here lies Erdrick », du nom d’un personnage de Dragon Quest, la série concurrente d’Enix.
Une presqu’île au nord-est de Pravoka, qu’on rejoint à pied depuis la ville ou en navire. La carte du monde est découpée en une grille de huit carrés sur huit, chacun de 32 cases sur 32, et chaque carré a ses rencontres ; or la pointe nord de la presqu’île déborde dans le carré qui couvre les environs de Lufenia. On y croise donc, dès le début, des monstres prévus pour la fin de partie. Elle existe dans toutes les versions jusqu’à l’édition PSP et aux mobiles ; le Pixel Remaster l’a supprimée en revoyant les rencontres case par case. Dawn of Souls et l’édition PSP ont aussi deux petites cases, à l’est de Cornelia, qui empruntent les rencontres de Pravoka.
Sur le pont du 5e étage de la Forteresse Volante, chaque combat a une chance sur soixante-quatre d’opposer l’équipe au Warmech dans la plupart des versions (trois sur soixante-quatre sur la NES américaine, une sur cent dans le Pixel Remaster). Il a 1 000 PV sur NES, 2 000 ensuite, et son attaque nucléaire frappe tout le groupe. C’est le plus puissant des monstres aléatoires du jeu d’origine, que seul Chaos égale vraiment, et il est parfois considéré comme le premier superboss de la série. Il rapporte 32 000 points d’expérience et 32 000 gils ; à partir de la GBA, il peut laisser une pièce d’équipement Genji.
À bord du navire, une combinaison de touches ouvre un taquin à quinze cases. Sur NES et WonderSwan Color, A et B ensemble, cinquante-cinq fois ; sur PS, × et ○ cinquante-cinq fois ; sur GBA, A et B vingt-deux fois ; sur PSP, maintenir × et appuyer vingt-trois fois sur ○ ; sur iOS et Windows Phone, garder un doigt sur l’écran et toucher vingt-deux fois ; dans le Pixel Remaster, maintenir la touche de validation et presser cinquante-cinq fois celle d’annulation. Android n’y donne pas accès, pas plus que la version mobile de 2004. Le résoudre rapporte 100 gils sur NES, davantage à partir de la WonderSwan Color, et rien dans le Pixel Remaster.
Le Pixel Remaster reprend, dans ses bonus, la galerie d’illustrations et le lecteur de musique de versions précédentes ; sa musique est une nouvelle orchestration supervisée par Nobuo Uematsu. Son bestiaire ajoute une carte du monde interactive qui montre où rencontrer chaque monstre. La version PS avait déjà une section bonus, avec un bestiaire, une galerie d’illustrations et une collection d’objets, débloqués au fil de la partie.
Une tente isolée dans le désert du nord-ouest, près d’Onrac, qu’on ne rejoint qu’en vaisseau volant. Le marchand y vend la Bouteille où est enfermée la fée de Gaia — 50 000 gils sur NES et en mode normal sur PS, 40 000 dans les autres versions. C’est un achat obligatoire : libérée, la fée remet l’Oxyale qui ouvre le Sanctuaire Englouti. Les seuls indices sont deux phrases de villageois d’Onrac.
Le premier des quatre Donjons du Chaos ajoutés par Dawn of Souls, conservé sur PSP. Son entrée, dans les montagnes au nord-ouest de Cornelia, s’ouvre après la défaite de Lich. C’est le plus court : cinq étages, les quatre premiers dans un ordre qui change à chaque entrée, et le 5e réservé aux boss de Final Fantasy III — Ahriman, Cerbère, Echidna et le Dragon à Deux Têtes, un seul par descente. On n’en sort qu’après avoir vaincu un boss ; une défaite renvoie sur la carte du monde, en gardant objets et expérience.
Le quatrième Donjon du Chaos, et le plus long : quarante étages, ouverts après la défaite de Tiamat, que l’on rejoint en canoë par les rivières de la région de la Caverne de Glace. Ses boss viennent de Final Fantasy VI : Typhon au 10e sous-sol, Orthros au 20e, le Train Fantôme au 30e et le Regard de Mort au 40e, avec 30 000 PV ; c’est le seul Donjon du Chaos où l’on peut les battre tous en une descente. Parmi ses étages : un marais où les âmes d’Astos et du Vampire attaquent, le royaume des fées, deux villages avec boutiques. Derrière le Regard de Mort, un coffre fixe contient l’Ultima Weapon (VO).
Ajouté par l’édition 20th Anniversary sur PSP (2007), et repris sur iOS et Windows Phone — mais ni sur Android ni dans le Pixel Remaster —, ce donjon s’ouvre au Temple du Chaos une fois les quatre Monstres Élémentaires vaincus. Chaque étage est une épreuve chronométrée : énigme, parcours, jeu d’observation. Réussie à temps, elle ouvre un sceau bleu ; ratée, un brouillard envahit l’étage et l’épreuve n’ouvre plus qu’un sceau rouge. Au bout attend Chronodia, d’autant plus puissante que les sceaux bleus sont nombreux : le joueur fixe lui-même sa difficulté en jouant.
Le boss du Labyrinthe du Temps existe en huit versions, de la plus faible à la plus redoutable, et le jeu choisit en comptant les sceaux bleus ouverts pendant la descente — ceux des épreuves réussies dans le temps imparti. Rater volontairement le chronomètre donne une Chronodia abordable ; enchaîner les sceaux bleus donne sa forme complète. Chaque version laisse sa propre pièce d’équipement : il faut plusieurs descentes pour toutes les voir.
Tous deux viennent de Final Fantasy V, et tous deux attendent au 20e sous-sol de la Grotte de la Source de Vie, un seul par descente. Chacun a 35 000 PV. Oméga a une défense de 190 et un Canon à Ondes qui frappe tout le groupe, mais il craint la Foudre ; Shinryu enchaîne les Brasier. Ils laissent la Murasame et la Ragnarok (VO), et derrière Shinryu un coffre fixe contient le Hero’s Shield (VO). Le Pixel Remaster n’a pas ce donjon.
Il dort dans le désert de Ryukahn, au sud du Lac du Croissant, où les Lufeniens l’ont caché (Cid, à partir de Dawn of Souls). Seul le Levistone de la Caverne de Glace le fait remonter, et seulement là. On y arrive en canoë, par la rive est du désert, et un elfe d’Elfheim indique l’endroit à qui possède la pierre.
Dans la grotte de la sorcière, des balais animés balaient sans fin. Quand on leur parle, ils chantonnent une courte comptine : c’est, à l’envers, la combinaison de touches qui affiche la carte du monde. Dans le Pixel Remaster, qui a déjà une carte, la même combinaison montre en gris les lieux pas encore visités.
La version d’origine n’a pas de Cid. À partir de Dawn of Souls — puis sur PSP, iOS et dans le Pixel Remaster —, plusieurs habitants de Lufenia évoquent Cid, un Lufenien d’autrefois, comme le créateur du vaisseau volant : c’est lui qui en cacha un sur la terre ferme quand Tiamat prit la Forteresse Volante. On ne le voit jamais à l’écran.
Le lingot d’Adamantite du 2e étage de la Forteresse Volante, porté au forgeron Smyth du Mont Duergar, devient Excalibur — il n’y en a qu’une dans le jeu, réservée au Chevalier. Sa puissance (45) est inférieure à celle de la Masamune (56), mais elle compte comme tous les éléments et frappe plus fort chaque famille de monstres ; sur NES, un bogue annule ces bonus, comme ceux des autres armes « tueuses ». Elle se revend 30 000 gils, ce qui la ferait perdre à jamais.
Tiamat s’est éveillée il y a quatre siècles et a pris la Forteresse Volante aux Lufeniens ; deux cents ans plus tard, Kraken a englouti le cœur d’une civilisation marine ; de nos jours, Lich pourrit la terre de Melmond, et sa défaite réveille Marilith deux siècles en avance. Ce calendrier ne prend son sens qu’à la fin : les quatre Monstres, nés il y a deux mille ans de la haine de Garland, ont été envoyés de ce passé vers l’avenir.
Chaos vaincu, la boucle temporelle se brise et les Guerriers de la Lumière reviennent dans un présent restauré. Le monde est sauvé, mais leur voyage n’y survit plus que dans les légendes.
Le premier donjon du jeu est aussi le dernier. Dans le présent, c’est une ruine d’un seul niveau ; deux mille ans plus tôt, le temple est intact, avec trois étages à monter et cinq sous-sols à descendre. La musique suit : le présent joue « Chaos Shrine », le passé « Sunken Shrine », un arrangement du même thème (la version MSX2 intervertit les deux). La salle de Chaos est dessinée en forme d’hexagramme dans un cercle — un simple triangle sur NES.
Une partie des armes et armures, utilisées comme objets en combat, lancent un sort sans consommer de charge ni de PM, et sans s’user : le Bâton de Soin lance Guérison, les Gantelets Foudre II, les Gants du géant Sabre, la Robe blanche Image II, la Robe noire Glace II. Sur NES, l’objet doit être dans l’inventaire du personnage ; dans les rééditions, il suffit qu’il ne soit pas équipé par un autre. À partir de Dawn of Souls, l’Intelligence du lanceur augmente l’effet de ces sorts.
Dans la Forteresse Volante, regarder par la baie d’observation montre l’énergie des quatre Cristaux converger vers le Temple du Chaos : un indice, avant même la défaite de Tiamat, que tout ramène au premier donjon du jeu.
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