Secrets, easter eggs & contenu caché
Spoilers évidents — ce qui suit révèle des objets, ennemis ou évènements optionnels.
Sommaire (30 secrets)
Au chapitre 12, « Une clé en or », Cloud passe une soirée au Gold Saucer avec le compagnon dont l'affinité est la plus élevée. Rien n'est tiré au sort : le jeu additionne pendant toute l'aventure les petits boulots associés à chaque personnage, les réponses données lors des discussions, la première utilisation de chaque Synergie impliquant Cloud, et une poignée de choix scénaristiques. Le classement final décide de tout.
Dans les villes où le groupe se disperse, chaque compagnon porte au-dessus de la tête une icône et une jauge — visible jusqu'à la moitié du maximum. Au-delà, il faut attendre le journal de partie débloqué après un premier tour complet pour connaître le détail exact. C'est une rupture assumée avec le Final Fantasy VII de 1997, où le compteur était totalement caché.
Tifa, Aerith, Yuffie, Barret et Red XIII peuvent chacun accompagner Cloud à la représentation de Loveless puis à la grande roue. Et si l'affinité est trop basse avec absolument tout le monde, une sixième issue existe : Cloud se retrouve avec Cait Sith, Vincent et Cid — une sortie qui n'a franchement rien d'un rendez-vous. Les cinq compagnons principaux ont chacun le même nombre de petits boulots dédiés, pour que tous restent atteignables.
La première visite du Gold Saucer, au chapitre 8, ne propose que Tifa, Aerith ou Yuffie. Si c'est Barret ou Red XIII qui domine le classement, personne n'attend Cloud derrière la porte et il visite le parc seul. Un détail savoureux : quand Red XIII est en tête, on l'aperçoit dans l'ascenseur juste avant la fermeture des portes, sans que Cloud le remarque.
Visiter le Gold Saucer sans compagnon au chapitre 8 ouvre une séquence que personne d'autre ne voit : devant la photo de Jessie, au Square des événements, une série de flashbacks reprend des moments de Remake. Ces images ne se déclenchent jamais si quelqu'un accompagne Cloud. Autre conséquence : au Square des combats, Red XIII rejoint le groupe pour que Cloud ne se batte pas seul.
Au-delà d'un certain seuil d'affinité, la scène du chapitre 12 bascule dans une variante nettement plus intime, propre à chaque compagnon. Avec Tifa, elle va jusqu'à un baiser — un moment que les développeurs ont manipulé avec précaution, la relation étant restée jusque-là dans l'implicite. Et si la version intime se déclenche, la personne concernée gagne encore des points au passage.
Au chapitre 6, il faut se changer pour accéder à la plage de Costa del Sol. Cloud, Tifa et Aerith ont chacun deux tenues, et elles sont appariées deux à deux : choisir la tenue qui « répond » à celle de Tifa ou d'Aerith fait grimper l'affinité de l'intéressée. Un détail cosmétique en apparence, un vrai levier en réalité.
Toujours au chapitre 6, avant l'affrontement sur la plage, Cloud doit choisir avec qui il combat : Barret et Aerith, ou Tifa et Red XIII. Les deux membres du duo retenu gagnent des points d'affinité. C'est l'un des rares choix où deux personnages progressent d'un coup — pratique quand tu vises un compagnon en particulier.
À la fin des mines de charbon, au chapitre 7, Cloud décide de l'itinéraire du wagonnet emprunté par Yuffie, Barret et Tifa. La route prudente donne des points à Yuffie, la route risquée en donne à Barret. Et quel que soit le choix, bien jouer le mini-jeu qui suit en rapporte aux deux.
Pendant la pièce du chapitre 12, la distribution dépend de la personne qui accompagne Cloud. Si c'est Tifa ou Yuffie, elle incarne Rosa ; sinon le rôle revient à Aerith. Barret joue Varvados, Red XIII incarne Garm et Cait Sith reprend son costume de bouffon du parc, quoi qu'il arrive. Bien jouer la représentation rapporte des points à tout le monde. Le choix du « véritable amour » d'Alphreid, lui, ne change rien aux points : il règle seulement la difficulté du dernier segment.
Dans la scène onirique entre Cloud et Aerith, un échange se modifie discrètement selon que tu as passé ou non les soirées du Gold Saucer avec elle. À la réplique d'Aerith sur la « prochaine fois », Cloud répond avec un sourire franc si les rendez-t'ont eu lieu — sinon il détourne le regard et lâche un « pourquoi pas » nettement plus tiède, qu'Aerith reprend en écho.
Les compagnons qui combattent aux côtés de Cloud pendant les phases des affrontements finaux ne sont pas fixes : le jeu pioche selon le classement d'affinité, Aerith mise à part. Contre Jenova Lifeclinger, les mieux et les moins bien classés ouvrent, puis Cait Sith accompagne le troisième pour la dernière phase. Contre Sephiroth Reborn, la règle change : premier et deuxième du classement avec Cait Sith en phase 2, puis deuxième, troisième et quatrième en phase finale. Quand tout le monde est au maximum, la composition devient identique à chaque rejeu.
Chadley envoie Cloud collecter à travers le monde des artefacts qu'il nomme Protorelic. La révélation : ce sont les pièces éparpillées de l'armure Genji de Gilgamesh, brisée puis dispersée sur la planète. Chaque région propose sa propre quête, avec sa mécanique propre, et chaque pièce récupérée transporte Cloud dans un autre plan où il croise « l'épéiste excentrique » — dont il ignore encore le nom.
Une fois tous les Protorelic réunis, une île apparaît, accessible par la mer à bord du Tiny Bronco. Gilgamesh y confisque aussitôt le butin et demande au groupe de réparer l'armure lors de rituels sur de petits autels — ce qui signifie affronter les créatures d'invocation par paires. L'équipement Genji reconstitué, l'entrée de l'Enkidojo s'ouvre : c'est là que le superboss du jeu attend, cette fois à pleine puissance.
Avant l'île, le personnage s'invite un peu partout : il devient une pièce de jeu dans le plateau de Fort Condor de la région de Junon, où il finit en boss ultime sous le nom de Warlock ; il surgit du sol du désert de Corel sous forme de géant de sable ; et il se fait même invoquer par les hommes en robe dans la région de Nibel. Dans ces apparitions, privé de son armure, il est encore facile à battre.
Le vainqueur repart avec la matéria d'invocation Gilgamesh et la possibilité de fabriquer l'équipement Genji. En invocation, il coûte deux charges d'ATB, frappe surtout physiquement avec Déchirure spatiale et Tourniquet, et conclut sur Illusion ultime. Ses bonus passifs, proches de ceux de Bahamut avec un supplément de points de vie, en font un excellent choix pour Cloud, attaquant mixte. Le battre ouvre en prime les défis Brutaux et les Combats Légendaires du simulateur — la seconde moitié des Brutaux et plusieurs Légendaires demandant en plus d'avoir terminé le scénario principal.
Réaffronté dans le simulateur de Chadley, il sort un arsenal élargi : des répliques de la Buster Sword de Cloud et de la Masamune de Sephiroth, affublées de noms parodiques. Il porte même dans le dos une copie de la batte cloutée de Remake… qu'il n'utilise jamais. Sa musique est un arrangement de son thème historique, mâtiné de motifs de Final Fantasy VII.
La quête de Protorelic de la région de Corel est gardée par Kid G, un gobelin bienveillant respecté par les cactuars. Son design reprend une illustration conceptuelle du gobelin dessinée pour le Final Fantasy VII de 1997. Un magazine tenu par une habitante de Kalm, Pampa King, le montre en couverture bien avant sa première apparition : le clin d'œil est planté dès le début du jeu.
Un seul exemplaire existe, verrouillé derrière le dernier défi Brutal du simulateur, disponible uniquement en mode Difficile et après la quête complète des Protorelic. Il fait entrer son porteur en combat avec la jauge de Limite pleine, et cette jauge continue de se remplir toute seule. Combiné à Siphon de Limite et à la Limite de niveau 3 d'Aerith, qui recharge les jauges de ses alliés, il transforme n'importe quel affrontement en avalanche.
Elle ne s'obtient pas en gagnant une partie. Il faut d'abord avoir accompli, dès le chapitre 2, le petit boulot « Une carte rare disparue » dans les Prairies, puis récupérer tous les Protorelic et vaincre Gilgamesh sur son île. La carte s'achète alors auprès de Thorin, le marchand de la région des Prairies. Rater la quête du chapitre 2 dans sa fenêtre bloque toute la chaîne.
Le jeu a été inventé par Lidrehl Balmon d'après une légende de la région de Gongaga : une reine aimée devenue tyran sanguinaire, renversée par une sorcière cetra surnommée la Sorcière d'Émeraude. Le sang maudit de la tyranne aurait engendré les monstres. Son esprit, incapable de rejoindre la Rivière de la Vie, s'est réincarné en carte et vide de sa force quiconque la possède. Toute la campagne du Queen's Blood consiste à l'empêcher de revenir.
Vincent Valentine fait ses débuts dans le projet de remake avec Rebirth, et il a droit à un rôle inattendu : il détient la carte de la Sorcière d'Émeraude, la seule capable de sceller la reine, et il faut la lui gagner à Nibelheim. Le choix est assumé — le personnage ayant peu d'occasions de s'exprimer dans le scénario principal, les développeurs lui ont offert le second rôle du jeu de cartes.
Pendant la traversée en bateau, un tournoi de Queen's Blood réunit en un seul lieu un panel d'adversaires qu'on met normalement des heures à rassembler : Tifa, Barret, Aerith, Chadley, Red XIII, mais aussi Andrea Rhodea, Madam M et Regina. Particularité : gagner ou perdre sur le Shinra-8 n'a aucun effet sur ton rang officiel. En revanche, le match d'exhibition contre Red XIII, lui, compte pour l'affinité.
Au Square des merveilles, les défis de cartes ne t'apprennent pas de nouvelles capacités : ils testent ta maîtrise dans des configurations tordues — commencer avec trois pions par case de départ, jouer depuis le côté opposé du plateau. Les épreuves de Survie enchaînent trois parties sans remettre les cartes utilisées dans le paquet, et la version Cauchemar en aligne cinq. C'est de la gestion de ressources pure.
Contrairement à la chronologie d'origine, ce Zack-là survit à son dernier combat. Zack est aussi jouable dans le tutoriel d'ouverture et pendant le combat final. Ses segments les plus longs, eux, se déroulent dans un monde parallèle où il ramène Cloud dans les taudis, retrouve Aerith et tente de la sauver — un fil narratif entièrement séparé de l'aventure principale. Le jeu prend d'ailleurs acte de son statut à part : une option débloquée après la fin permet de sauter ses séquences du monde alternatif lors d'un rejeu.
Le jeu te met deux fois les mains sur des personnages qui ne devraient pas être là : Sephiroth au chapitre 1, pendant le retour à Nibelheim, et Zack au chapitre 14. Chacun dispose de ses propres Synergies avec Cloud — Double hélice pour Sephiroth, Honneur du SOLDAT et Unis comme un seul pour Zack — inaccessibles en dehors de ces séquences. Sauf dans le simulateur de Chadley : les entraînements Zack et Sephiroth, ainsi que les Combats Légendaires « Liens d'amitié » et « Devenir un héros », permettent de les rejouer. Le premier de ces deux défis offre d'ailleurs un Ruban au lieu du manuscrit habituel.
Le dénouement abandonne la ligne unique au profit de plusieurs réalités qui se frôlent et se superposent, sans jamais fournir de mode d'emploi. C'est précisément ce que la critique lui a le plus reproché : plusieurs journalistes ont estimé que le moment décisif d'Aerith se perdait dans le bruit narratif des chronologies. Ce que le jeu établit sans ambiguïté, en revanche, c'est que Cloud ne perçoit plus la même chose que ses compagnons — et que la suite, Final Fantasy VII Revelation, hérite du nœud.
Le village natal de Zack condense les renvois à Crisis Core : la maison de ses parents, l'autel de fleurs, et Cissnei, l'ancienne Turk que les joueurs du spin-off connaissent bien, qui confie au groupe le chocobo vert de la région. Le réacteur de Gongaga, détruit par une explosion, est de la même génération que celui de Nibel — et la Shinra a fini par reconnaître sa part de responsabilité en dédiant un monument aux victimes.
Ils sont partout, mais pas là où on les attend. Le rendez-vous du Gold Saucer existait déjà, décidé lui aussi par un compteur invisible ; les développeurs ont voulu le rendre plus marquant, quitte à réécrire complètement les scènes des autres candidats — celle de Barret, comique à l'origine, devient un moment de confidence sur son passé. Le mini-jeu Galactic Saviors du Square de la vitesse invente de son côté une « armée de Gilgamesh » dans un univers de science-fiction où le personnage n'apparaît jamais.
Ne cherche pas d'Ultima Weapon cachée : Rebirth ne fonctionne plus comme ça. Les armes se ramassent au fil du scénario — la dernière de Cloud attend au Temple des Anciens, au chapitre 13 — et montent en puissance avec les PC, jusqu'à finir toutes avec le même nombre d'emplacements de matérias. La variété est reportée sur les compétences d'arme et sur les Folios. Les vrais objets « ultimes » du jeu sont ailleurs : l'équipement Genji et le Götterdämmerung, tous deux au bout de la chaîne des Protorelic.
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0 commentaire · Final Fantasy VII Rebirth — onglet « Secrets »
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