Secrets, easter eggs & contenu caché
Spoilers évidents — ce qui suit révèle des objets, ennemis ou évènements optionnels.
Sommaire (30 secrets)
L'épée ultime du jeu de base est la version améliorée de Ragnarok — et le choix des deux noms n'a rien d'anodin. Le texte de description de Ragnarok annonce littéralement le scénario : « une vieille légende de Gris-Levant prétend qu'un jour l'Âge des Émissaires s'achèvera dans un affrontement de Primordiaux qui embrasera la terre, la purgeant de sa souillure et permettant sa renaissance — un affrontement qu'ils appellent Ragnarok. » Gotterdammerung est simplement la traduction allemande de Ragnarök, le « Crépuscule des dieux ». Ton arme ultime porte le nom de la prophétie que tu es en train d'accomplir.
700 d'attaque, le double de la Gotterdammerung : l'Ultima Weapon est bien dans le jeu, mais elle n'est fabricable qu'en mode Final Fantasy, c'est-à-dire en Nouvelle Partie +. Beaucoup de joueurs cherchent la recette pendant des heures dans leur première run. Elle n'y est pas. La seule arme qui atteint le même plafond de 700 sans repasser par une seconde partie est l'Omega Weapon du DLC « Echoes of the Fallen », entièrement améliorée.
Le second Repaire n'est pas « des ruines » : c'est la carcasse d'un aéronef, et il porte un nom. Il s'appelle l'Invincible, comme l'aéronef final de Final Fantasy III — qui, exactement comme ici, servait de ville volante avec boutiques, auberge et ateliers. Le clin d'œil est double, puisque le premier Repaire avait pour taverne Le Chocobo Gras, référence directe au Fat Chocobo apparu lui aussi dans Final Fantasy III.
Deux hommages posés en décor, sans une ligne de dialogue pour les souligner. Les épouvantails plantés dans les champs de Rosalia sont modelés sur la panoplie classique du Mage Noir de la série — chapeau pointu, silhouette sombre — avec un détail qui achève l'hommage : des bandes rouges aux extrémités des bras, en référence aux gants rouges de Vivi Ornitier de Final Fantasy IX. Et dans les affaires de Midadol Telamon traîne une poupée d'enfance qui porte, elle, la tenue traditionnelle de la Mage Blanche : robe blanche à liseré rouge.
Le navire construit par Mid s'appelle l'Enterprise, comme l'aéronef récurrent conçu par les Cid de la série. Le clin d'œil va plus loin : Midadol Telamon est nommée d'après Mid Previa de Final Fantasy V, petit-enfant de Cid Previa, avec qui il construisait justement un bateau propulsé par le feu. Et quand Mid termine sa maquette d'aéronef, elle lâche un « Bartz le bâtisseur » qui mélange Final Fantasy V et un dessin animé pour enfants.
La marque notoire The Mageth Brothers, à Plage des quiets brisants en Rosalia, est une relecture masculine des Magus Sisters de Final Fantasy IV et X — jusqu'à leurs prénoms, calqués sur ceux des trois sœurs. Le contexte de la chasse est en plus l'un des rares moments où le jeu explique concrètement pourquoi Cid s'est fait autant d'ennemis : ce sont des Croisés du Royaume de Fer venus venger la destruction de leur cristal.
Chaque épreuve de chronolithe s'appelle « la Main de… » suivi d'un nom : Hyperion pour le Phénix, Tethys pour Léviathan, et ainsi de suite. Ce sont les huit premières lunes de Saturne — elles-mêmes nommées d'après des Titans, des Titanides et des géants de la mythologie grecque. Un système de nommage cohérent de bout en bout, et parfaitement invisible si on ne le cherche pas.
Dans le Kairos Gate du DLC « The Rising Tide », les marques de rang S s'appellent Gastrimargia, Porneia, Philargyria, Lype, Orge, Kenodoxia et Hyperephania. Ce sont les noms grecs des huit « pensées mauvaises » d'Évagre le Pontique, ancêtres directs des sept péchés capitaux : gloutonnerie, luxure, avarice, tristesse, colère, vaine gloire, orgueil. Chacune est aussi la relecture renforcée d'une marque du jeu de base — Orge reprend Agni, Philargyria le Prince de la Mort, le Kairos King le Bête de Kuza, Gastrimargia le Prince flan, Porneia Bygul, Hyperephania Ananké, Kenodoxia le Comète rouge et Lype Thanatos.
Ultima appelle son réceptacle le « Mythos », du grec mûthos : le récit, la fable, ce qui se transmet de bouche à oreille. Quand un réceptacle échoue, il le déclasse en « Logos » — le mot, le discours, la raison. Le thème musical d'Ultima s'appelle d'ailleurs « Logos ». Et le chant de victoire du jeu, en grec ancien, dit « Pathos begets Mythos » : la souffrance engendre le récit. Toute la thèse du jeu tient dans cette phrase.
Le mot vient du grec ancien eikōn : image, ressemblance — la même racine que « icône ». C'est exactement ce que sont les Primordiaux dans la fiction : non pas des dieux, mais des images fragmentées d'Ultima, des morceaux de sa puissance rendus visibles par de la chair humaine. Le mot sonne aussi comme « Archonte », qui désigne en gnosticisme les entités chargées de faire appliquer la loi du démiurge : un rôle qui décrit à la lettre celui des Primordiaux. En version allemande, ils sont d'ailleurs appelés « Espers », comme dans Final Fantasy VI.
La créature qu'Ultima envoie tester Clive à Tête-de-Dragon porte le nom de Typhon, le monstre de la mythologie grecque qui tenta de tuer Zeus pour lui prendre son trône, échoua, et fut enfermé sous l'Etna — dont les éruptions seraient, dit-on, sa colère. Un monstre créé par un dieu pour éprouver un mortel, et nommé d'après un monstre qui voulait détrôner un dieu : le jeu ne choisit jamais ses noms au hasard.
Au Repaire, la marchande s'appelle Charon et le batelier qui amène les visiteurs s'appelle Obolus. Charon est le passeur des Enfers grecs, celui qui fait traverser le Styx aux âmes ; l'obole est la pièce qu'on plaçait dans la bouche des morts pour payer ce passage. Une commerçante réputée près de ses sous et un passeur, placés côte à côte : la blague est construite avec soin.
Tout Valœd est un catalogue de mythologie nordique : Sleipnir (le cheval à huit pattes d'Odin), Fafnir et Fenrir, le fort Gjallarhorn (le cor de Heimdall qui annonce le Ragnarök), la baie de Frigg's Calm (l'épouse d'Odin), le navire de Barnabas nommé Einherjar (les guerriers morts au combat menés au Valhalla), sa mère prénommée Freyja, et le personnage d'Edda — comme les deux recueils de mythes scandinaves. Le thème de Barnabas s'appelle « The Riddle », en référence au concours d'énigmes que remporte un Odin déguisé dans la saga de Hervör et Heidrek.
La seule attaque nommée qu'utilise Odin pendant son duel contre Clive est tirée des Maximes en vieil anglais : « Wôden worhte weos, wuldor alwealda rûme roderas », soit à peu près « Woden a dressé les autels païens ; le Seigneur tout-puissant, les vastes cieux ». Woden est un autre nom d'Odin. Le vers oppose le dieu païen au Dieu tout-puissant — exactement la relation entre Odin et Ultima, dont toute la nomenclature est d'inspiration chrétienne.
Deux armes bonus gratuites reprennent des icônes de la série : la Buster Sword (160 d'attaque), l'épée d'Angeal, Zack et Cloud, et l'Onion Sword (160 également), venue de Final Fantasy III. Deux autres armes de lancement s'ajoutent à la collection : Braveheart (bonus de précommande), dont la description renvoie aux Guerriers de la Lumière du tout premier Final Fantasy, et Blood Sword (édition collector), dont le texte évoque « des compagnons de toujours ayant lié leur sort aux flammes de la rébellion » — la Rébellion de la Rose Sauvage de Final Fantasy II.
Le DLC « The Rising Tide » situe Léviathan à Mysidia. Ce n'est pas un hasard : dans Final Fantasy II, Léviathan était précisément le gardien de la Tour de Mysidia — le jeu qui a introduit à la fois la ville et le Primordial dans la série. Le DLC pousse la référence jusqu'à nommer une zone du village « la Coupe de Minwu », d'après le mage blanc de Final Fantasy II. Et la Nepto Coast du même DLC renvoie au Dragon Nepto de Final Fantasy III.
Les deux DLC mettent en scène Famiel et Shula, frère et sœur originaires de Mysidia. Le miroir est évident pour qui connaît Final Fantasy IV : ce sont Palom et Porom, les jumeaux mysidiens, avec la même répartition des rôles — l'un turbulent et impulsif, l'autre sérieuse et responsable.
Quand Jill Warrick doit se présenter sous un faux nom, elle se dit « Jayne, capitaine des Ailes Rouges ». Les Ailes Rouges sont la flotte aérienne de Baron dans Final Fantasy IV, celle que commandait Cecil. Et Jayne est le nom de la reine de Cornelia dans le tout premier Final Fantasy. Clive, lui, se fait appeler « Lord Underhill » à Dalimil — un personnage mineur du premier Final Fantasy, et surtout le pseudonyme de Frodon dans Le Seigneur des Anneaux.
L'alias que prend Joshua Rosfield est Margrace, emprunté à Al-Cid Margrace de Final Fantasy XII — lui-même originaire de Rozarria, nation phonétiquement très proche de la Rosalia de Joshua. Le clin d'œil se prolonge : l'assistante de Joshua s'appelle Jote, comme la sœur aînée de Fran dans le même jeu. Et l'icône du Tableau de chasse est directement reprise du symbole de chasse de Final Fantasy XII.
Les deux créatures que Garuda envoie combattre à sa place, Chirada et Suparna, sont directement issues des versions difficiles du combat contre Garuda dans Final Fantasy XIV. Le terme Égi, qui désigne dans FF16 les créations d'éther des Émissaires, est lui aussi emprunté à FF14, où il nomme les versions réduites des primordiaux invoquées par les Invocateurs. Toute la mécanique des Émissaires reprend d'ailleurs celle des personnages de FF14 capables d'invoquer un primordial à travers leur propre corps.
Après la chute d'Ultima, Clive détruit la source même de la magie : plus de cristaux, plus de Porteurs, plus d'Émissaires, plus de Primordiaux. C'est exactement le geste posé à la fin de Final Fantasy VI, où la disparition des Espers et de la magie est également un choix délibéré pour sauver le monde. La guerre qui a détruit la civilisation des Anciens porte d'ailleurs le nom de Guerre des Mages, comme l'évènement fondateur de FF6, et la technologie des Anciens s'appelle magitek.
Juste avant d'achever Ultimalius, Clive lâche : « The only fantasy here is yours, and we shall be its final witness » — « la seule fantaisie ici est la tienne, et nous en serons les derniers témoins ». Le titre de la série est glissé dans la réplique. Et le livre que l'on voit dans la scène finale, celui qui transmettra l'histoire aux générations suivantes, s'appelle Final Fantasy. Il est signé Joshua Rosfield.
Pour le seizième épisode de la série, le jeu s'amuse : seize survivants de l'espèce d'Ultima ont atteint Valisthéa à bord du Provenance ; quand ils fusionnent en Ultimalius, l'Arbre des Sephirot qu'ils invoquent compte seize nœuds ; le livre qui raconte la chute des Porteurs place ce récit au chapitre XVI ; et le thème de combat standard s'appelle « Sixteen Bells ».
La mélodie d'introduction de « Sixteen Bells », le thème qui joue sur la quasi-totalité des combats ordinaires, est identique à celle de « Don't Be Afraid », le thème de combat de Final Fantasy VIII. Et la ligne de basse caractéristique des vieux thèmes de combat de la série, absente depuis des années, revient dans le thème de boss du jeu.
Si tu achètes assez de pintes à Maeve, à la taverne du Repaire, elle finit par raconter qu'autrefois les chocobos savaient voler. Beaucoup plus tard, en fin de partie, Gav déclare qu'à moins que quelqu'un n'ait appris à voler aux chocobos, il n'ira pas faire de repérage sur le Provenance. Les chocobos volants sont une monture récurrente de la série depuis Final Fantasy IV : la blague court sur quarante heures de jeu, et il faut boire beaucoup pour la lancer.
Deux trophées cachés valent le détour. Eureka demande de dépenser 36 000 gils à la taverne du Repaire — une référence à Archimède, qui utilisa la poussée d'un corps dans l'eau pour vérifier si une couronne était en or pur. It's Over 50,000 renvoie à la réplique de Vegeta dans un ancien doublage anglais de Dragon Ball Z, où il annonce que la puissance de Goku dépasse les neuf mille.
Quand Cid jure de continuer son combat quitte à finir hors-la-loi, Clive le surnomme « Cid le Hors-la-loi ». Plus tard, Cid s'approprie l'idée et demande, faussement innocent : « Cid le Vicieux, c'était bien ça ? » — clin d'œil à Sid Vicious, bassiste des Sex Pistols. Sa cigarette, qu'il allume avec un éclat de cristal, est quant à elle un héritage direct de Cid Highwind de Final Fantasy VII.
La parenté avec Final Fantasy VII est assumée : Ultima invoque un Arbre des Sephirot avant son dernier affrontement, sa forme Ultima Prime arbore une seule aile noire, et le morceau « Eschaton », qui accompagne l'émergence du Provenance sous Twinside, ouvre sur une mélodie très proche de « Those Chosen by the Planet », le leitmotiv de Sephiroth. Enfin, la forme Limit Break d'Ultimalius, avec ses six ailes, évoque la forme de dieu de la magie de Kefka.
Terminer le jeu débloque la Nouvelle Partie + en mode Final Fantasy. À ne pas confondre avec le réglage Ultimaniac, qui ne concerne que les segments notés du mode Arcade. Ce n'est pas qu'une hausse de difficulté : les placements d'ennemis sont modifiés, des adversaires de fin de jeu apparaissent dans les toutes premières zones, les niveaux sont revus à la hausse et le plafond de niveau monte. C'est aussi la seule condition pour forger l'Ultima Weapon. Ton équipement et tes matériaux sont conservés : la meilleure préparation consiste à boucler toutes tes chasses avant de relancer.
Deux hommages qu'on ne trouve qu'en explorant. Dans « Echoes of the Fallen », le groupe croise un boss minotaure nommé Asterius — le vrai nom du Minotaure de Crète vaincu par Thésée. Et à Francastel, le conteur public raconte l'histoire d'un Dragon Blanc caché dans un coffre : c'est une allusion directe au Dragon Blanc dissimulé dans un coffre de la Tour de Mysidia dans Final Fantasy II. Le même conteur évoque aussi un chocobo si gros qu'il aurait mangé un homme — le Fat Chocobo, encore lui.
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0 commentaire · Final Fantasy XVI — onglet « Secrets »
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